84% des électros simulent lorsqu’ils prédisent les fausses teintes

Combien de temps un technicien français passe-t-il à attendre, prêt à lancer le moteur à tout moment, suspendu aux lèvres d’un chef électro vissé à son verre de contraste pointé vers le soleil ? Outre les risques de torticolis et d’ennui chronique, les enjeux des paroles de l’électro sont critiques lorsque le temps vient à manquer. Et pourtant, les révélations fracassantes d’une étude de terrain viennent remettre en cause la croyance quasi-religieuse que le cinéma français portait jusqu’alors aux prédictions météo des chefs électriciens de France et de Navarre.

Trois conseils d’un ninja pour remballer pendant les sons seuls

Dans une société qui prône la pluridisciplinarité et la polyvalence, voici un programme qui a de beaux jours devant lui : Tatsumi Okamion, machiniste japonais et ninja amateur, a été invité en France par l’ADP (Association des Directeurs de Production) pour intervenir auprès des techniciens français sur le thème de la remballe. L’objectif ? Acquérir des compétences de discrétion et d’efficacité pour remballer pendant les sons seuls et ainsi économiser de précieux quarts d’heure de travail. Dans un contexte de budgets en baisse, l’initiative a pour but de dynamiser la profession et soulager les directeurs de production.

À Camerimage, un machiniste français popularise le « french pickup », le pickup où on refait tout le plan

Il n’a peut-être pas inventé la pratique, mais il en a officialisé le nom : Tom Avalaisse, chef machiniste de cinéma français, a donné ses lettres de noblesse au « french pickup », cette pratique typiquement française qui consiste à annoncer un pickup avant de finir par reprendre au début de la prise. Nous l’avons rencontré à Camerimage, où il est venu parler de son procédé à qui veut bien l’entendre. L’exception culturelle française n’a pas fini de faire rêver le monde.

Il simulait l’accent du Sud-Ouest depuis 20 ans pour bénéficier de la sympathie des productions

Renan Carcassonne, chef opérateur de long-métrage depuis plusieurs années, jouait un rôle construit depuis ses débuts d’assistant opérateur. Accent chantant, haleine anisée et boules de pétanque dans le sac à dos, ce natif de Lille s’était pris au jeu d’une vie d’agent infiltré au service de sa carrière. Son but ? Devenir le Marcel Patulacci du cinéma français.

Le technicien local vivait bien en région (mais pas la bonne)

L’équipe de tournage d’un petit film annexe 3 a été surprise. Alors qu’ils tournaient déjà depuis quelques semaines à Bordeaux, l’équipe technique a découvert avec stupéfaction que le stagiaire déco, Paul (le nom a volontairement été modifié), engagé comme « local », n’habitait pas à Paris.